Question
Est-il vrai que les corps de certains saints sont incorruptibles ?
Réponse
Les Églises catholique romaine et orthodoxe orientale croient que les corps de certains saints restent miraculeusement incorruptibles : ils ne se décomposent pas comme c'est le cas pour tout cadavre. Les catholiques affirment que les corps de ces saints sont préservés de manière surnaturelle, conformément au Psaume 16:10 : « Tu ne livreras pas ton saint à la corruption » (Bible de Douai-Reims).
Certains de ces corps « incorruptibles » de saints sont exposés dans différentes églises et monastères à travers le monde. Invariablement, les corps sont enchâssés, et les fidèles et les pèlerins rendent hommage à leurs restes. Il existe une longue liste de saints, dont saint Silvan, sainte Thérèse Marguerite et sainte Bernadette de Lourdes, qui, après leur mort, ont été officiellement déclarés « incorruptibles » par l'Église catholique, ce qui signifie que leurs restes ne présentaient que peu ou pas de décomposition, ou du moins une décomposition retardée.
Bien sûr, un taux de décomposition lent n'est pas synonyme d'incorruptibilité miraculeuse. La décomposition d'un corps dépend de certains facteurs environnementaux externes et internes, tels que la quantité d'oxygène et d'humidité à laquelle le cadavre est exposé, la température ambiante et la présence de diverses bactéries. Un corps enfermé dans un cercueil sec et hermétique dans une tombe froide se décomposera beaucoup plus lentement qu'un corps exposé aux éléments. Néanmoins, tout ce qui est mort finit par se décomposer, qu'il s'agisse d'un saint, d'un escargot ou d'un muflier. L'Église catholique romaine le sait très bien et prend grabâtimentnd soin de préserver l'apparence des saints défunts qu'elle conserve dans ses édifices. De nombreux corps « incorruptibles » ont été recouverts de masques et de gants en cire afin de dissimuler le fait qu'ils se sont bel et bien décomposés. Un pèlerin qui se rend à Lourdes pour voir sainte Bernadette, par exemple, pourrait tout aussi bien visiter un musée de cire.
Les corps déclarés « incorruptibles » par l'Église catholique semblent en effet se décomposer plus lentement que la normale, même sans les retouches à la cire. Mais, là encore, une décomposition lente n'est pas nécessairement miraculeuse. Un homme ou une femme considéré comme destiné à la sainteté aurait probablement reçu un cercueil et une tombe de meilleure qualité que le commun des mortels. Cela contribuerait grandement à la préservation du corps et pourrait engendrer une méprise concernant l'incorruptibilité.
Si le corps d'un « saint incorruptible » était vraiment miraculeusement incorruptible, il n'aurait pas besoin d'être conservé dans un cercueil hermétique et climatisé.
L'accent mis par l'Église catholique sur l'aspect physique du monde matériel (reliques, cadavres, transsubstantiation, icônes, chapelets, statues, etc...) détourne beaucoup de fidèles des questions spirituelles, et leur fascination pour les saints les plus vénérés les détourne de l'adoration du Christ. Le Psaume 16:10 est une prophétie concernant le Christ, la seule personne sainte (c'est-à-dire sans péché) qui ait jamais vécu. Jésus, le Saint de Dieu, n'a véritablement connu aucune corruption, puisqu'il est ressuscité des morts le troisième jour après sa mort.
Ceux qui font confiance au Christ ont la promesse d'obtenir un corps incorruptible un jour : "Ce que je veux dire, frères et sœurs, c’est que notre nature actuelle ne peut pas hériter du royaume de Dieu, et que ce qui est corruptible n’hérite pas non plus de l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette. La trompette sonnera, alors les morts ressusciteront incorruptibles et nous, nous serons transformés. Il faut en effet que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité".(1 Corinthiens 15:50-53).
(Le mot « incorruptible » est également traduit par « impérissable » dans d'autres traductions.) Un jour, tous les croyants seront glorifiés, corps et âme, tant ceux qui sont morts que ceux qui seront encore en vie au retour du Christ (cf. 1 Thessaloniciens 4:15-17).
Certains de ces corps « incorruptibles » de saints sont exposés dans différentes églises et monastères à travers le monde. Invariablement, les corps sont enchâssés, et les fidèles et les pèlerins rendent hommage à leurs restes. Il existe une longue liste de saints, dont saint Silvan, sainte Thérèse Marguerite et sainte Bernadette de Lourdes, qui, après leur mort, ont été officiellement déclarés « incorruptibles » par l'Église catholique, ce qui signifie que leurs restes ne présentaient que peu ou pas de décomposition, ou du moins une décomposition retardée.
Bien sûr, un taux de décomposition lent n'est pas synonyme d'incorruptibilité miraculeuse. La décomposition d'un corps dépend de certains facteurs environnementaux externes et internes, tels que la quantité d'oxygène et d'humidité à laquelle le cadavre est exposé, la température ambiante et la présence de diverses bactéries. Un corps enfermé dans un cercueil sec et hermétique dans une tombe froide se décomposera beaucoup plus lentement qu'un corps exposé aux éléments. Néanmoins, tout ce qui est mort finit par se décomposer, qu'il s'agisse d'un saint, d'un escargot ou d'un muflier. L'Église catholique romaine le sait très bien et prend grabâtimentnd soin de préserver l'apparence des saints défunts qu'elle conserve dans ses édifices. De nombreux corps « incorruptibles » ont été recouverts de masques et de gants en cire afin de dissimuler le fait qu'ils se sont bel et bien décomposés. Un pèlerin qui se rend à Lourdes pour voir sainte Bernadette, par exemple, pourrait tout aussi bien visiter un musée de cire.
Les corps déclarés « incorruptibles » par l'Église catholique semblent en effet se décomposer plus lentement que la normale, même sans les retouches à la cire. Mais, là encore, une décomposition lente n'est pas nécessairement miraculeuse. Un homme ou une femme considéré comme destiné à la sainteté aurait probablement reçu un cercueil et une tombe de meilleure qualité que le commun des mortels. Cela contribuerait grandement à la préservation du corps et pourrait engendrer une méprise concernant l'incorruptibilité.
Si le corps d'un « saint incorruptible » était vraiment miraculeusement incorruptible, il n'aurait pas besoin d'être conservé dans un cercueil hermétique et climatisé.
L'accent mis par l'Église catholique sur l'aspect physique du monde matériel (reliques, cadavres, transsubstantiation, icônes, chapelets, statues, etc...) détourne beaucoup de fidèles des questions spirituelles, et leur fascination pour les saints les plus vénérés les détourne de l'adoration du Christ. Le Psaume 16:10 est une prophétie concernant le Christ, la seule personne sainte (c'est-à-dire sans péché) qui ait jamais vécu. Jésus, le Saint de Dieu, n'a véritablement connu aucune corruption, puisqu'il est ressuscité des morts le troisième jour après sa mort.
Ceux qui font confiance au Christ ont la promesse d'obtenir un corps incorruptible un jour : "Ce que je veux dire, frères et sœurs, c’est que notre nature actuelle ne peut pas hériter du royaume de Dieu, et que ce qui est corruptible n’hérite pas non plus de l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette. La trompette sonnera, alors les morts ressusciteront incorruptibles et nous, nous serons transformés. Il faut en effet que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité".(1 Corinthiens 15:50-53).
(Le mot « incorruptible » est également traduit par « impérissable » dans d'autres traductions.) Un jour, tous les croyants seront glorifiés, corps et âme, tant ceux qui sont morts que ceux qui seront encore en vie au retour du Christ (cf. 1 Thessaloniciens 4:15-17).