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Question

Dans quels cas est-il préférable de ne pas communier ?

Réponse


Dans 1 Corinthiens 11:27-32, passage consacré à la célébration de la sainte cène, l’apôtre Paul adresse des instructions solennelles : " C'est pourquoi, celui qui mange ce pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'examine lui-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe, car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps [du Seigneur], mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et que plusieurs sont morts. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, c’est le Seigneur qui nous corrige afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde " (1 Corinthiens 11:27-32).

Ce passage exhorte solennellement les fidèles à ne pas boire la coupe du Seigneur d’une manière indigne (1 Corinthiens 11:27). Une telle attitude entraîne un jugement (11:29), qui peut se manifester par la faiblesse, la maladie et même la mort (11:30). L’apôtre Paul prescrit comme mesure préventive de s’examiner soi-même (11:28) et de se juger soi-même (11:31). À la lumière de ces versets, certains, après s’être examinés eux-mêmes, choisissent de ne pas prendre la communion. Ils préfèrent attendre d’avoir pleinement confessé leurs péchés au Seigneur (1 Jean 1:9) et, le cas échéant, d’avoir réparé le tort causé à leur prochain, afin de se présenter à la table du Seigneur dans la droiture et la paix.

Certains considèrent que Matthieu 5:23-24 énonce un principe qui pourrait s'appliquer à la communion : " Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande. " Nous prenons la sainte cène en mémoire du Seigneur (Luc 22:19). De quoi nous souvenons-nous ? De sa mort et de son sang versé, qui ont payé le prix de nos péchés. Se souvenir du sacrifice de Christ, c’est en partie s’assurer que nos péchés sont traités de manière biblique, tout en nous souvenant de ce qu’il a fait pour nous.

Quand ne devriez-vous pas prendre la communion ? Il n’existe pas de commandement biblique affirmant : " Ne prenez pas la communion dans ces situations ". Il s’agit donc d’une question de conscience et de conviction personnelle inspirée par le Seigneur. Demandez à Dieu de vous accorder la sagesse (Jacques 1:5). Examinez-vous vous-même (1 Corinthiens 11:28). Suppliez le Seigneur de vous révéler tout ce qui est contraire à sa volonté en vous (Psaume 139:24). Confessez vos péchés à Dieu (1 Jean 1.9). Si, après avoir examiné votre cœur, vous estimez qu’une rupture persiste dans votre relation avec Dieu ou avec votre prochain, il peut être sage, voire pastoralement conseillé, de vous abstenir de la sainte Cène jusqu’à ce que la réconciliation soit opérée.

Il est également important de ne pas considérer la perfection comme une condition préalable à la communion. Si la perfection était la norme, personne ne pourrait jamais communier. Être prêt à communier n’est pas une question d’absence de péché ou d’avoir parfaitement réglé les conséquences de chaque péché que vous avez commis. Efforcez-vous plutôt, dans la mesure où cela dépend de vous, d’être pleinement réconcilié avec les personnes qui font partie de votre vie (Romains 12:18).

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