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Question

Quel était le sens et le but des dix plaies d'Égypte ?

Réponse


Les dix plaies d'Égypte (également connues sous le nom de "dix plaies", "plaies d'Égypte" ou "plaies bibliques") sont décrites dans les chapitres 7 à 12 de l'Exode. Ces plaies étaient dix catastrophes envoyées sur l’Égypte par Dieu pour convaincre Pharaon de libérer les esclaves israélites de l’esclavage et de l’oppression qu’ils subissaient en Égypte. Lorsque Dieu envoya Moïse pour délivrer les enfants d’Israël de l’esclavage en Égypte, Il promit de montrer Ses merveilles afin de confirmer l’autorité de Moïse (Exode 3:20). Cette confirmation devait servir au moins deux objectifs : montrer aux Israélites que le Dieu de leurs pères était vivant et digne de leur adoration (Exode 6:6-8 ; 12:25–27) et montrer aux Égyptiens que leurs dieux n’étaient rien (Exode 7:5 ; 12:12 ; Nombres 33:4).

Les Israélites avaient été réduits en esclavage en Égypte pendant de nombreuses années et, au fil du temps, avaient perdu la foi dans le Dieu de leurs pères. Ils croyaient en son existence et l’adoraient, mais doutaient qu’il puisse, ou veuille, briser le joug de leur servitude. Les Égyptiens, comme de nombreuses cultures païennes, adoraient une grande variété de dieux de la nature et attribuaient à leurs pouvoirs les phénomènes naturels qu’ils observaient dans le monde qui les entourait. Il y avait un dieu du soleil, du fleuve, de l’accouchement, des récoltes, etc. Des événements tels que la crue annuelle du Nil, qui fertilisait leurs terres cultivées, étaient des preuves de la puissance et de la bienveillance de leurs dieux. Lorsque Moïse s’adressa au Pharaon pour lui demander de laisser partir le peuple, le Pharaon répondit : "Qui est le Seigneur, pour que j’obéisse à sa voix et que je laisse partir Israël ? Je ne connais pas le Seigneur, et je ne laisserai pas partir Israël" (Exode 5:2). C'est ainsi que commença le défi visant à montrer quel Dieu était le plus puissant.

La première plaie, qui transforma le Nil en sang, était un jugement contre Apis, le dieu du Nil, Isis, la déesse du Nil, et Khnoum, le gardien du Nil. On croyait également que le Nil était le flux sanguin d’Osiris, qui renaissait chaque année lors des crues du fleuve. Le fleuve, qui constituait le fondement de la vie quotidienne et de l’économie nationale, fut dévasté : des millions de poissons y sont morts et l’eau est devenue impropre à la consommation. Il a été dit au pharaon : "C’est ainsi que tu sauras que je suis l’Éternel" (Exode 7:17).

Le deuxième fléau, qui fit jaillir des grenouilles du Nil, était un châtiment infligé à Heqet, la déesse de la naissance à tête de grenouille. Les grenouilles étaient considérées comme sacrées et il était interdit de les tuer. Dieu fit envahir les maisons des Égyptiens par des grenouilles, et lorsque celles-ci moururent, leurs cadavres nauséabonds s’entassèrent en amoncellements répugnants dans tout le pays (Exode 8:13-14).

La troisième plaie, celle des moucherons, était un châtiment infligé à Set, le dieu du désert. Contrairement aux plaies précédentes, les magiciens ont été incapables de reproduire celle-ci et ont déclaré au pharaon : "C'est là le doigt de Dieu" (Exode 8:19).

La quatrième plaie, celle des mouches, était un châtiment infligé à Uatchit, le dieu des mouches. Lors de cette plaie, Dieu fit clairement la distinction entre les Israélites et les Égyptiens, car aucun essaim de mouches ne vint tourmenter les régions où vivaient les Israélites (Exode 8:21-24).

La cinquième plaie, la mort du bétail, était un jugement contre la déesse Hathor et le dieu Apis, tous deux représentés sous la forme de bovins. Comme lors de la plaie précédente, Dieu protégea son peuple de ce fléau, tandis que le bétail des Égyptiens périssait. Dieu détruisait progressivement l'économie de l'Égypte, tout en démontrant Sa capacité à protéger et à subvenir aux besoins de ceux qui Lui obéissaient. Le pharaon envoya même des enquêteurs (Exode 9:7) pour vérifier si les Israélites souffraient autant que les Égyptiens, mais cela ne fit que durcir son cœur à l'égard des Israélites.

La sixième plaie, les furoncles, était un châtiment infligé à plusieurs divinités associées à la santé et à la maladie (Sekhmet, Sunu et Isis). Cette fois-ci, la Bible rapporte que les magiciens "ne pouvaient se tenir devant Moïse à cause des furoncles". Il est clair que ces chefs religieux étaient impuissants face au Dieu d’Israël.

Avant que Dieu n’envoie les trois derniers fléaux, Pharaon reçut un message particulier de sa part. Ces fléaux seraient plus sévères que les autres, et ils avaient pour but de convaincre Pharaon et tout le peuple "qu’il n’y a personne comme moi sur toute la terre" (Exode 9:14). Il fut même dit au pharaon qu’il avait été placé à sa position par Dieu, afin que Dieu puisse montrer sa puissance et faire connaître son nom sur toute la terre (Exode 9:16). En signe de sa grâce, Dieu avertit le pharaon de rassembler tout le bétail et les récoltes qui avaient survécu aux plaies précédentes et de les mettre à l’abri de la tempête à venir. Certains serviteurs du Pharaon ont tenu compte de l’avertissement (Exode 9:20), tandis que d’autres ne l’ont pas fait. La septième plaie, la grêle, s’est abattue sur Nout, la déesse du ciel ; Osiris, le dieu de la fertilité des récoltes ; et Set, le dieu de la tempête. Cette grêle ne ressemblait à aucune autre jamais vue auparavant. Elle était accompagnée d’un feu qui courait le long du sol, et tout ce qui était laissé à l’air libre a été dévasté par la grêle et le feu. Une fois encore, les enfants d’Israël ont été miraculeusement protégés, et aucune grêle n’a endommagé quoi que ce soit sur leurs terres.

Avant d’envoyer la plaie suivante, Dieu dit à Moïse que les Israélites pourraient raconter à leurs enfants ce qu’ils avaient vu Dieu accomplir en Égypte et comment cela leur avait révélé la puissance de Dieu. La huitième plaie, celle des sauterelles, visait à nouveau Nout, Osiris et Seth. Les dernières récoltes, le blé et le seigle, qui avaient survécu à la grêle, furent alors dévorées par les essaims de sauterelles. Il n’y aurait pas de récolte en Égypte cette année-là.

La neuvième plaie, les ténèbres, visait le dieu du soleil, Rê, incarné par le pharaon lui-même. Pendant trois jours, le pays d’Égypte fut plongé dans une obscurité surnaturelle, mais les maisons des Israélites restèrent éclairées.

La dixième et dernière plaie, la mort des premiers-nés mâles, était un jugement contre Isis, la protectrice des enfants. Par cette plaie, Dieu enseignait aux Israélites une profonde leçon spirituelle qui préfigurait le Christ. Contrairement aux autres plaies, auxquelles les Israélites avaient survécu en vertu de leur identité de peuple de Dieu, cette plaie exigeait de leur part un acte de foi. Dieu ordonna à chaque famille de prendre un agneau mâle sans défaut et de l’immoler. Le sang de l’agneau devait être répandu sur le linteau et les montants de leurs portes, et l’agneau devait être rôti et mangé cette nuit-là. Toute famille qui ne suivrait pas les instructions de Dieu souffrirait lors de la dernière plaie. Dieu a décrit comment Il enverrait l’exterminateur à travers le pays d’Égypte, avec l’ordre de tuer le premier-né de chaque foyer, qu’il soit humain ou animal. La seule protection était le sang de l’agneau sur la porte. Lorsque l’exterminateur voyait le sang, il passait outre cette maison et la laissait intacte (Exode 12:23). C’est de là que vient le terme "Pâque". La Pâque est un souvenir de cette nuit dans l’Égypte antique où Dieu a délivré son peuple de l’esclavage. 1 Corinthiens 5:7 enseigne que Jésus est devenu notre Pâque lorsqu’il est mort pour nous délivrer de l’esclavage du péché. Alors que les Israélites trouvaient la protection de Dieu dans leurs maisons, toutes les autres maisons du pays d’Égypte ont subi la colère de Dieu tandis que leurs proches mouraient. Cet événement douloureux a poussé le pharaon à finalement libérer les Israélites.

Au moment où les Israélites ont quitté l’Égypte, ils avaient une vision claire de la puissance de Dieu, de sa protection et du plan qu’il avait pour eux. Ceux qui étaient prêts à croire disposaient de preuves convaincantes qu’ils servaient le Dieu véritable et vivant. Malheureusement, beaucoup refusaient encore de croire, ce qui entraîna d’autres épreuves et leçons de la part de Dieu. Il en résulta, pour les Égyptiens et les autres peuples anciens de la région, une crainte du Dieu d’Israël. Même après la dixième plaie, Pharaon endurcit une nouvelle fois son cœur et envoya ses chars à la poursuite des Israélites. Lorsque Dieu ouvrit un passage à travers la mer Rouge pour les Israélites, puis y noya toutes les armées de Pharaon, la puissance de l’Égypte fut anéantie, et la crainte de Dieu se répandit parmi les nations environnantes (Josué 2:9–11). Tel était précisément le but que Dieu avait déclaré dès le commencement. Nous pouvons encore aujourd’hui nous remémorer ces événements pour affermir notre foi en ce Dieu véritable et vivant, le Juge de toute la terre, et notre crainte à son égard.

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