Question
La Bible enseigne-t-elle qu’il doit y avoir plusieurs anciens pour diriger l’Église locale ?
Réponse
Certaines Églises sont dirigées par un seul ancien ou pasteur. D’autres sont gouvernées par un collège d’anciens, c’est-à-dire que la responsabilité de la conduite de l’Église est partagée entre plusieurs personnes. Bien que ce choix n’affecte pas le salut des fidèles, il a des implications pour l’administration de l’Église, ce qui influence sa croissance et sa santé globale. Comme pour tout autre sujet, nous cherchons à comprendre ce que la Bible enseigne au sujet de la pluralité des anciens.
Bien qu’il n’existe aucun passage explicite interdisant la pratique consistant à avoir un seul dirigeant comme superviseur d’une Église, la Bible fournit de solides arguments en faveur d’une pluralité d’anciens. Lorsque nous examinons la structure de l’Église primitive et les instructions données par les apôtres, il apparaît clairement que les Églises modernes devraient s’orienter vers un leadership partagé.
Dans Actes 14:23, Luc rapporte que " Paul et Barnabas désignèrent pour eux, dans chaque Église, des anciens et, par la prière et le jeûne, les recommandèrent au Seigneur en qui ils avaient mis leur confiance ". Auparavant, dans Actes 11:30, Luc mentionne " les anciens de l’Église de Jérusalem ". D’autres passages des Actes font également référence à une pluralité d’anciens, tels que Actes 15:2, 16:4, 20:17 et 21:18.
Les épîtres soutiennent également l’existence d’un collège d’anciens. Dans Philippiens 1:1, Paul ouvre sa lettre en saluant " tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, ainsi que les anciens et les diacres ". Certaines traductions emploient le terme " surveillants " au lieu d’" anciens ", mais la fonction demeure la même.
Les lettres de l’apôtre Paul à Timothée et à Tite fournissent des références bien connues sur le sujet des anciens. Dans 1 Timothée 5:17, Paul enseigne que " les anciens qui dirigent bien les affaires de l’Église sont dignes d’un double honneur, surtout ceux qui se consacrent à la prédication et à l’enseignement ". Remarquons la forme plurielle du terme " anciens ". De plus, le ministère de Timothée se déroulait au sein de l’Église d’Éphèse, ce qui indique la présence de plusieurs anciens au sein d’une même Église. Bien que le mot " ancien " apparaisse au singulier en 1 Timothée 3:1-7, le contexte global permet de déduire l’existence de nombreux anciens à Éphèse.
La lettre à Tite confirme également l’existence de plusieurs anciens. Paul écrit : " Je t’ai laissé en Crète afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler et que tu établisses des anciens dans chaque ville, comme je te l’ai prescrit " (Tite 1.5).
Certains passages mentionnent un seul " ancien " (2 Jean 1:1, 3 Jean 1:1), mais, dans ces salutations, le terme " ancien " est simplement un titre, qui n’a que peu d’incidence sur l’ecclésiologie.
Nombre d’églises contemporaines mettent en œuvre un système hybride, associant des anciens (ou pasteurs-anciens) et un pasteur principal. Ce dernier peut exercer une influence plus grande et assumer davantage de responsabilités que les autres anciens, tout en étant lui-même reconnu comme ancien et appelé à rendre compte de sa charge.
Nous devons aborder la question du leadership dans l’Église avec grâce, sagesse et une écoute respectueuse des différentes perspectives. En définitive, concentrer toute l’autorité entre les mains d’une seule personne dans l’Église comporte des risques : surcharger le pasteur, le priver de tout conseil et favoriser un culte de la personnalité. Les dirigeants d’Église ont la responsabilité de rendre compte de leur ministère, et c’est précisément ce que permet la pluralité des anciens.
Bien qu’il n’existe aucun passage explicite interdisant la pratique consistant à avoir un seul dirigeant comme superviseur d’une Église, la Bible fournit de solides arguments en faveur d’une pluralité d’anciens. Lorsque nous examinons la structure de l’Église primitive et les instructions données par les apôtres, il apparaît clairement que les Églises modernes devraient s’orienter vers un leadership partagé.
Dans Actes 14:23, Luc rapporte que " Paul et Barnabas désignèrent pour eux, dans chaque Église, des anciens et, par la prière et le jeûne, les recommandèrent au Seigneur en qui ils avaient mis leur confiance ". Auparavant, dans Actes 11:30, Luc mentionne " les anciens de l’Église de Jérusalem ". D’autres passages des Actes font également référence à une pluralité d’anciens, tels que Actes 15:2, 16:4, 20:17 et 21:18.
Les épîtres soutiennent également l’existence d’un collège d’anciens. Dans Philippiens 1:1, Paul ouvre sa lettre en saluant " tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, ainsi que les anciens et les diacres ". Certaines traductions emploient le terme " surveillants " au lieu d’" anciens ", mais la fonction demeure la même.
Les lettres de l’apôtre Paul à Timothée et à Tite fournissent des références bien connues sur le sujet des anciens. Dans 1 Timothée 5:17, Paul enseigne que " les anciens qui dirigent bien les affaires de l’Église sont dignes d’un double honneur, surtout ceux qui se consacrent à la prédication et à l’enseignement ". Remarquons la forme plurielle du terme " anciens ". De plus, le ministère de Timothée se déroulait au sein de l’Église d’Éphèse, ce qui indique la présence de plusieurs anciens au sein d’une même Église. Bien que le mot " ancien " apparaisse au singulier en 1 Timothée 3:1-7, le contexte global permet de déduire l’existence de nombreux anciens à Éphèse.
La lettre à Tite confirme également l’existence de plusieurs anciens. Paul écrit : " Je t’ai laissé en Crète afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler et que tu établisses des anciens dans chaque ville, comme je te l’ai prescrit " (Tite 1.5).
Certains passages mentionnent un seul " ancien " (2 Jean 1:1, 3 Jean 1:1), mais, dans ces salutations, le terme " ancien " est simplement un titre, qui n’a que peu d’incidence sur l’ecclésiologie.
Nombre d’églises contemporaines mettent en œuvre un système hybride, associant des anciens (ou pasteurs-anciens) et un pasteur principal. Ce dernier peut exercer une influence plus grande et assumer davantage de responsabilités que les autres anciens, tout en étant lui-même reconnu comme ancien et appelé à rendre compte de sa charge.
Nous devons aborder la question du leadership dans l’Église avec grâce, sagesse et une écoute respectueuse des différentes perspectives. En définitive, concentrer toute l’autorité entre les mains d’une seule personne dans l’Église comporte des risques : surcharger le pasteur, le priver de tout conseil et favoriser un culte de la personnalité. Les dirigeants d’Église ont la responsabilité de rendre compte de leur ministère, et c’est précisément ce que permet la pluralité des anciens.