Question
Qu’est-ce que le Livre de la prière commune ?
Réponse
Compilé, édité et en partie rédigé par l’archevêque de Cantorbéry et réformateur anglais Thomas Cranmer, le Livre de la prière commune fut le premier recueil de prières à intégrer des offices liturgiques en langue anglaise. Outre des prières rédigées, il contient des catéchismes, l’" office quotidien " (un programme de lecture de la Bible trois fois par jour), des collectes (courtes prières à réciter à certains moments du service), des ordres de service complets pour les occasions importantes telles que les jours fériés et les baptêmes, un psautier (les psaumes bibliques organisés pour une lecture mensuelle) et un lectionnaire (une liste de lectures).
La version originale de 1549 du Livre de la prière commune fut achevée sous le règne du roi Édouard VI d’Angleterre. Des éditions révisées virent ensuite le jour, et le roi Jacques I^(er) d’Angleterre ordonna en 1604 une nouvelle mise à jour afin de l’aligner davantage sur sa version " autorisée ", connue sous le nom de Bible du Roi Jacques (King James Bible). Enfin, en 1662, après la guerre civile anglaise, fut publiée la version du Livre de la prière commune qui est demeurée depuis lors la norme dans l’Église d’Angleterre.
En Angleterre, tous les fidèles n’ont pas accueilli la publication du Livre de la prière commune. Des communautés ecclésiastiques extérieures à l’Église d’Angleterre, désignées sous les noms d’" Églises non conformistes " ou de " dissidents ", se sont fermement opposées à l’injonction royale qui ordonnait à toutes les Églises d’utiliser ce livre lors de leurs offices. Des groupes tels que les baptistes, les congrégationalistes, les presbytériens et les méthodistes risquaient la fermeture de leur église s’ils refusaient d’adopter l’ouvrage de prières. Un prédicateur de Bedford, en Angleterre, du nom de John Bunyan, refusa d’utiliser le Livre de la prière commune dans son église. Il fut arrêté le 12 novembre 1660 et passa les douze années suivantes en prison. Bunyan considérait que c’était un faible prix à payer pour suivre sa conscience et défendre son droit de prier dans l’Esprit, libre des contraintes de l’autorité ecclésiastique. Pendant son séjour en prison, il écrivit son allégorie classique Le Voyage du pèlerin.
La version de 1662 du Livre de la prière commune demeure la référence pour toutes les éditions actuelles. L’usage de ce livre s’est répandu bien au-delà de l’Église d’Angleterre, touchant de nombreuses autres Églises anglicanes ainsi que diverses Églises liturgiques à travers le monde. Il a été traduit en de multiples langues afin que la prière commune puisse être vécue dans la diversité des cultures. Des Églises, telles que les confessions luthérienne et presbytérienne, ont largement fondé leurs propres livres de prières et de culte en anglais sur le Livre de la prière commune, témoignant ainsi de son influence spirituelle et de sa valeur pastorale.
Le Livre de la prière commune est une ressource précieuse pour ceux qui apprécient le culte liturgique, et il renferme de magnifiques prières. Bien que le Livre de la prière commune puisse être une aide au culte, nous ne devons jamais permettre que notre adoration de Dieu se réduise à une simple liturgie. En définitive, nos prières doivent être personnelles, et non celles rédigées par autrui. Comme l’affirmait Bunyan depuis sa geôle : " La prière est une effusion sincère, sensée et affectueuse du cœur ou de l’âme vers Dieu, par le Christ, avec la force et l’aide du Saint-Esprit, pour les choses que Dieu a promises, ou selon Sa Parole, pour le bien de l’Église, dans la soumission de la foi à la volonté de Dieu " (A Discourse Touching Prayer, 1662).
La version originale de 1549 du Livre de la prière commune fut achevée sous le règne du roi Édouard VI d’Angleterre. Des éditions révisées virent ensuite le jour, et le roi Jacques I^(er) d’Angleterre ordonna en 1604 une nouvelle mise à jour afin de l’aligner davantage sur sa version " autorisée ", connue sous le nom de Bible du Roi Jacques (King James Bible). Enfin, en 1662, après la guerre civile anglaise, fut publiée la version du Livre de la prière commune qui est demeurée depuis lors la norme dans l’Église d’Angleterre.
En Angleterre, tous les fidèles n’ont pas accueilli la publication du Livre de la prière commune. Des communautés ecclésiastiques extérieures à l’Église d’Angleterre, désignées sous les noms d’" Églises non conformistes " ou de " dissidents ", se sont fermement opposées à l’injonction royale qui ordonnait à toutes les Églises d’utiliser ce livre lors de leurs offices. Des groupes tels que les baptistes, les congrégationalistes, les presbytériens et les méthodistes risquaient la fermeture de leur église s’ils refusaient d’adopter l’ouvrage de prières. Un prédicateur de Bedford, en Angleterre, du nom de John Bunyan, refusa d’utiliser le Livre de la prière commune dans son église. Il fut arrêté le 12 novembre 1660 et passa les douze années suivantes en prison. Bunyan considérait que c’était un faible prix à payer pour suivre sa conscience et défendre son droit de prier dans l’Esprit, libre des contraintes de l’autorité ecclésiastique. Pendant son séjour en prison, il écrivit son allégorie classique Le Voyage du pèlerin.
La version de 1662 du Livre de la prière commune demeure la référence pour toutes les éditions actuelles. L’usage de ce livre s’est répandu bien au-delà de l’Église d’Angleterre, touchant de nombreuses autres Églises anglicanes ainsi que diverses Églises liturgiques à travers le monde. Il a été traduit en de multiples langues afin que la prière commune puisse être vécue dans la diversité des cultures. Des Églises, telles que les confessions luthérienne et presbytérienne, ont largement fondé leurs propres livres de prières et de culte en anglais sur le Livre de la prière commune, témoignant ainsi de son influence spirituelle et de sa valeur pastorale.
Le Livre de la prière commune est une ressource précieuse pour ceux qui apprécient le culte liturgique, et il renferme de magnifiques prières. Bien que le Livre de la prière commune puisse être une aide au culte, nous ne devons jamais permettre que notre adoration de Dieu se réduise à une simple liturgie. En définitive, nos prières doivent être personnelles, et non celles rédigées par autrui. Comme l’affirmait Bunyan depuis sa geôle : " La prière est une effusion sincère, sensée et affectueuse du cœur ou de l’âme vers Dieu, par le Christ, avec la force et l’aide du Saint-Esprit, pour les choses que Dieu a promises, ou selon Sa Parole, pour le bien de l’Église, dans la soumission de la foi à la volonté de Dieu " (A Discourse Touching Prayer, 1662).