Question
Qu'est-ce que " The Hound of Heaven " ?
Réponse
Francis Thompson (1850-1907) était un poète anglais qui a publié trois recueils de poèmes. Il est surtout connu pour un poème de son premier recueil, " The Hound of Heaven ". Ce poème raconte l'histoire d'un homme fuyant Dieu et de la poursuite acharnée que Dieu exerce à son encontre.
Le poème de Thompson ne qualifie jamais directement Dieu de " chien du ciel ", sauf dans le titre. Mais l’ensemble du poème raconte comment Dieu traque une âme rebelle jusqu’à ce que celle-ci se soumette enfin à Sa volonté et accepte Son amour.
Le thème du poème s’apparente à certains égards à celui du livre de l’Ecclésiaste : aucun plaisir, aucune sagesse ni aucun réconfort du monde ne peuvent satisfaire le cœur humain. Seul Dieu peut apporter une satisfaction et un sens véritables et durables à la vie.
Le poème " The Hound of Heaven " est écrit à la première personne. Le narrateur raconte son implication dans une poursuite dès les premières lignes :
Je l’ai fui, à travers les nuits et les jours ;
Je l’ai fui, à travers les arcs des années ;
Je Lui ai échappé, à travers les chemins tortueux
De mon propre esprit ; et dans la brume des larmes,
Je me suis caché de Lui.
Mais peu importe la vitesse à laquelle le poursuivi court ou l’endroit où il se cache, le Poursuivant reste sur ses talons :
Toujours avec une poursuite sans hâte,
Et un pas imperturbable,
Une vitesse délibérée, une insistance majestueuse,
Venaient les Pieds qui le suivaient.
Le narrateur du poème tente divers moyens de se cacher de Dieu, substituant l’amour humain à l’amour de Dieu et cherchant du réconfort dans ce que le monde créé a à offrir. Mais ses tentatives pour éviter Dieu sont vaines, car Dieu continue de le poursuivre " d’une poursuite sans hâte ". Le narrateur, n’ayant plus nulle part où se cacher, finit par s’effondrer, le cœur brisé, mécontent, et attendant le Jour du Jugement.
C’est alors que Dieu rattrape le fugitif et lui adresse des paroles d’espoir. Dieu dit que tout ce qu’il avait " cru perdu, je l’ai conservé pour toi chez moi : / Lève-toi, saisis ma main, et viens ". Et dans son état de détresse, le rebelle se demande : " Ma mélancolie est-elle, après tout, / L’ombre de Sa main, tendue en une caresse ? " Le poème se termine par la prise de conscience que Dieu était celui que le fugitif avait cherché depuis toujours.
" Le Chien du Ciel " fait écho à plusieurs passages bibliques qui révèlent Dieu comme le Poursuivant miséricordieux de l’humanité pécheresse. Adam et Ève, après avoir péché, " se cachèrent de la face du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin " (Genèse 3:9). Dieu les poursuivit et les trouva, bien sûr.
La parabole de Jésus sur la brebis perdue montre le cœur de Dieu pour une brebis qui s’égare et se perd. Le berger, dit Jésus, " ira à la recherche de la brebis perdue jusqu’à ce qu’il la trouve " (Luc 15:4). Le Seigneur utilise une analogie similaire dans l’Ancien Testament dans Sa promesse à Israël de le restaurer un jour :
En effet, voici ce que dit le Seigneur, l’Éternel : Je m’occuperai moi-même de mes brebis, je veillerai sur elles. Tout comme un berger part à la recherche de son troupeau quand il se trouve au milieu de ses brebis et qu’elles sont dispersées, je veillerai sur mes brebis et je les arracherai de tous les endroits où elles ont été éparpillées un jour de ténèbres et d’obscurité. Je les ferai sortir des divers peuples, je les rassemblerai des divers pays et je les ramènerai sur leur territoire. Je les conduirai sur les montagnes d’Israël, le long des cours d’eau et dans tous les endroits habités du pays. Je les conduirai dans un bon pâturage et leur domaine se trouvera sur les hautes montagnes d’Israël. Là elles se reposeront dans un domaine agréable, et elles brouteront dans de riches pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui prendrai soin de mes brebis, c’est moi qui les ferai se reposer, déclare le Seigneur, l’Éternel. J’irai à la recherche de celle qui est perdue, je ramènerai celle qui s’est égarée, je panserai celle qui est blessée et j’assisterai celle qui est affaiblie. En revanche, je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux prendre soin d’elles avec équité." (Ézéchiel 34, 11-16)
Et le thème d’être sans cesse suivi par Dieu est présent dans le Psaume 23, 6 : " Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie"
Le poème " Le Chien du Ciel " est cité ou évoqué dans les œuvres de G. K. Chesterton, J. R. R. Tolkien, Daphne du Maurier, Robert Frost et John Stott. Des adaptations musicales de ce thème ont été enregistrées par Michael Card et Daniel Amos. Et l’artiste R. H. Ives Gammell a peint une série de 23 tableaux pour illustrer le poème.
Beaucoup de gens peuvent témoigner de cette vérité : Christ les a poursuivis sans relâche alors qu’ils ne souhaitaient rien d’autre que fuir sa présence. Nous louons le Seigneur pour sa grâce et sa miséricorde dans cette poursuite. Que le Chien du Ciel continue de rattraper les âmes qui fuient l’amour de Dieu.
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Qu'est-ce que " The Hound of Heaven " ?
